Les AutrEs DiisCoThéQueS CraMéS !!Aiie

Agen, juin 2006. La discothèque « Le Koala » est incendiée.

Toulouse, janvier 2000. Incendie du Rétro Palace (Montaudran).

Teulat (81), juin 2000. Le Tropicana, rendu célèbre par le groupe Gold, est ravagé par un incendie, après un 1er feu en 1999 et le meurtre d'un des propriétaires en février 2000.

Toulouse, novembre 1999. Un client mécontent met le feu au « Salsa » (St-Cyprien), alors noir de monde. Pas de victime.

Montauban, février 1999. Incendie du « Domaine des Ormes ».

Toulouse, décembre 1998. Le Charleston part en fumée.

Aucamville, octobre 1993. Le Blackbox est incendié.

# Posté le mardi 05 août 2008 08:14

==> L'ExPliCatiOn

« Un effet de la crise du shit »

« Si ces incendies criminels n'ont aucun lien entre eux, il peut s'agir de vengeance personnelle ou le fait du crime organisé, ce que l'on appelle le grand banditisme sur des questions de rivalités et de concurrence, mais Toulouse n'est pas tenu par de grandes équipes, ce n'est pas le contexte local. En revanche s'il est prouvé qu'il y a un point commun, on est dans une histoire de racket classique avec une équipe du petit banditisme qui cherche à s'installer sur Toulouse et sa région. Si les approches auprès des patrons de boîte ne marchent pas, on les met à l'amende. Mettre le feu est un message fort qu'on fait passer à tout le monde, y compris aux policiers. Une fois que l'affaire est reconstituée commercialement on voit apparaître des nouveaux noms parmi les associés... Un des facteurs qui peut jouer est l'actuelle crise du shit. Il y a de moins en moins d'entrée de drogue dans le sud de la France. Il y a un gros problème d'approvisionnement et des prix qui grimpent. À court de liquidités, des équipes de Toulousains installés en Espagne mais aussi le milieu méditerranéen sont en train de remonter et cherchent à s'associer dans des affaires. La Ville rose est d'autant plus tentante que c'est une ville ouverte, qui n'est pas tenue par des clans.Ces incendies peuvent aussi avoir un rapport avec la tension qui règne en Corse et à Marseille où les exécutions ont recommencé. Ce week-end encore avec la mort du caïd Christian Oraison : Il s'agirait alors d'une reprise en main des affaires lucratives par des équipes montantes en prévision de la guerre des gangs qui s'annonce d'ici Noël. »

# Posté le mardi 05 août 2008 08:11

L'OméGa Part en FuMée !! :(

L'OméGa Part en FuMée !! :(
DeUx DeS PluS GraNDes bOiTes De la Ville PaRtent en FUmée en 1 MoiS !

Après la discothèque l'Esméralda, l'Aposia, à Montaudran, a été ravagée hier matin par un incendie criminel.
La Boite de nuit toulousaine brûle. Un mois après l'incendie criminel qui a ravagé la discothèquel'Esméralda à Sesquières, le 30 juin dernier, la boîte de nuit l'Oméga (ex-Aposia), autre temple incontournable des soirées toulousaines avec ses 10 salles, a subi le même sort hier matin.
Cet établissement fermé le dimanche soir, véritable institution festive implantée à Montaudran, s'est en partie effondré sur près de 80 % de sa surface totale.
Le feu vraisemblablement d'origine criminelle s'est déclaré lundi vers 3 h 15 et a ravagé 5 000 mètres carrés d'un vaste espace composé essentiellement de salles de danse, bars, restaurant et locaux administratifs.
« Une colonne de flammes a déchiré la toiture, d'abord dans la zone des bureaux et l'incendie s'est très vite propagé », indique sur place un sapeur-pompier.
Cinq centres de secours, 42 hommes et deux échelles aériennes ont été nécessaires pour venir à bout de l'impressionnant brasier qui n'a pas fait de victimes. En plus des dégâts matériels, un lourd préjudice économique frappe aujourd'hui la discothèque (près de 70 personnes au chômage technique).
Hier, plusieurs seaux contenant des produits inflammables sont retrouvés dans un local administratif. Des traces d'effractions, sur les grillages et les fenêtres de l'établissement, accréditent la thèse d'une intrusion extérieure et donc, du geste volontaire.
Fait troublant, en un mois à Toulouse, les deux plus grands complexes de discothèques accueillant plusieurs milliers de noctambules chaque week-end, disparaissent du paysage. Par deux fois, les incendies se déclarent dans la nuit du dimanche au lundi.
Dépité, le patron de l'Oméga, Jean-Jacques Lasserre, n'a pas souhaité faire de commentaire. « À qui profite le crime ? », lâche un autre patron de boîte de la Ville rose qui ne veut croire qu'à une simple coïncidence.
« À Toulouse, les patrons sont suffisamment solides pour ne pas rentrer dans le chantage du racket. À Toulouse, ce genre de petit commerce n'existe pas », renchérit un autre cador de la nuit. Alors, simple vengeance à la suite d'un refus d'entrée ou émergence d'un gang extérieur tentant de mettre en coupe réglée les barons de la nuit toulousaine ?
Saisis de ces deux dossiers par le parquet de Toulouse, le service régional de police judiciaire investit un milieu extrêmement concurrentiel qui n'avait plus fait parler de lui depuis le début des années 90...

# Posté le mardi 05 août 2008 08:06